Annie Saumont

"Maintenant elle dit qu'ils auraient dû courir vers un endroit où ils. Sans tarder. Auraient pu se mettre nus l'un contre l'autre. Se serrer se blottir se mêler. Maintenant elle dit, On aurait eu au moins ça. Avoir eu. Rêveuse elle répète. Avoir eu, pourquoi est-ce encore précieux quand on n'a plus ?"

Annie Saumont, Je suis pas un camion

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Mardi 31 mai 2005

Nous passons tous un grand moment de notre vie sous l'eau, comme un iceberg. La plupart de nos pensées et de nos désirs ne sont pas exprimés. Nous vivons tous en permanence dans les conditions du secret.

John Le Carré

Par Lucie - Publié dans : bribesdevie
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Commentaires

La partie cachée de l'iceberg est bien plus grande que la partie visible..
comme la partie cachée de chaque être
Commentaire n°1 posté par michael le 13/06/2005 à 12h39

Four Weddings etc

"Stop all the clocks, cut off the telephone. Prevent the dog from barking with a juicy bone. Silence the pianos and with muffled drum, Bring out the coffin... let the mourners come. Let aeroplanes circle, moaning overhead, Scribbling on the sky the message: He is Dead. Put crepe bows 'round the necks of public doves, Let traffic policemen wear black, cotton gloves. He was my North, my South, my East, my West. My working week and my Sunday rest. My noon, my midnight, my talk, my song, I thought love would last forever: I was wrong. The stars are not wanted now, put out every one. Pack up the moon and dismantle the sun. Pour out the ocean and sweep up the wood, For nothing now can ever come to any good."

W.H Auden

traduit en français...

Arrêter les pendules, couper le téléphone,
Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne,
Faire taire les pianos et les roulements de tambour
Sortir le cercueil avant la fin du jour.

Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent ces trois mots Il Est Mort,
Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices
Ganter de noir les mains des agents de police

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.
Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort.

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye
Démonter la lune et le soleil
Vider l'océan, arracher les forêts
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

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